Les 6 thèmes transversaux de l'agriculture paysanne

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Ces 6 thèmes transversaux permettent d’appréhender une exploitation agricole, à la fois dans sa globalité et dans chacune de ses dimensions. Ils constituent autant d’objectifs vers lesquels chaque paysan peut tendre, à son rythme, et en fonction de la réalité immédiate qui l’entoure.

Ils sont symbolisés par la fleur à 6 pétales que l'on trouve dans le logo de Euskal Herriko Laborantza Ganbara. 

 L’autonomie

L’autonomie est à la fois la capacité d’être maître de ses choix et la possibilité d’exercer cette capacité.

 L'autonomie du paysan repose sur son autonomie de décision, et celle ci détermine à son tour son autonomie technique (maîtrise des achats extérieurs en engrais, en semences, en aliments, en énergie…) et économique (capacité à dégager de la marge nette par unité produite). Cette autonomie constitue à la fois la liberté et la responsabilité des paysans. Elle ne signifie pas l’autarcie : au contraire, elle repose pour une grande part sur le partenariat et la complémentarité avec les autres acteurs locaux.

 Améliorer ou retrouver l’autonomie des exploitations cela veut dire par exemple :

- maîtriser les charges (de fertilisation, de travail du sol…) en privilégiant les cultures adaptées aux conditions locales et les itinéraires simplifiés ;

- maitriser les charges d’alimentation du cheptel, en développant la part de la pâture et en valorisant les ressources fourragères locales ;

- maîtriser le niveau de capital investi pour privilégier la rémunération du travail.

- participer à des démarches autour de signes de qualité qui permettent un prix rémunérateur ;

- récupérer la valeur ajoutée en transformant sa production (ou une partie de sa production) et en développant la vente directe …

 La répartition

Tous les paysans doivent avoir accès aux moyens de production qui permettent de dégager un revenu décent. Pourtant, force est de constater que les politiques agricoles successives ont conduit souvent à l’exclusion des petites et moyennes exploitations par la mise en place de seuils minimum dans l’attribution des droits à primes, des droits à produire, du foncier

La répartition consiste à attribuer les droits à produire, les droits à prime et le foncier qui se libèrent, en priorité aux exploitations qui ont les droits à produire les plus faibles.

Une juste répartition doit prendre en compte le facteur humain, c'est-à-dire le nombre d’emplois, l’ensemble des productions de l’exploitation, la taille, les handicaps de l’exploitation… Les règles d’attribution doivent fonctionner de manière transparente en utilisant des systèmes d’équivalences entre les différentes productions.

 La transmissibilité

C’est la capacité à transmettre son exploitation, la durabilité générationnelle. Cette capacité dépend de sa viabilité économique - revenu dégagé et valeur de l’outil de travail à reprendre - et de sa vivabilité, c'est-à-dire des conditions de vie que cette exploitation génère.

 Le travail avec la nature

Afin de permettre aux générations futures de répondre à leurs propres besoins, les préservations des ressources naturelles et de la biodiversité constituent deux priorités que les systèmes agricoles doivent prendre en compte. Les monoproductions, végétales ou animales, très éloignées du fonctionnement des écosystèmes naturels, sont particulièrement vulnérables aux carences, aux maladies, aux parasites. De ce fait, elles exigent des traitements préventifs et curatifs de plus en plus complexes et lourds. Elles portent atteinte à la fertilité du sol et aux aspects quantitatifs et qualitatifs de l’eau.

 L’agriculture paysanne, au contraire, favorise les systèmes qui exigent le moins le recours aux traitements, en privilégiant la diversité des productions, les rotations culturales, les espèces et les variétés adaptées…

 La qualité des produits

La fonction première de l’agriculture est d’offrir en quantité suffisante une alimentation saine et de qualité à la population. La qualité d‘un produit est à la fois sanitaire et gustative ; elle dépend de la façon dont il est produit : taille de l'atelier, niveau d'intensification, modes d'élevages et de culture, utilisation des intrants. Elle doit être reconnue et identifiable, et suppose l’application du principe de précaution et la transparence : les conditions de production doivent être clairement décrites dans des cahiers des charges, identifiables et vérifiables par le consommateur.

 Les différents Signes Officiels de Qualité répondent plus ou moins à ces exigences selon leur nature : Agriculture Biologique, AOC/AOP, IGP, labels et certificats de conformité.

 Le développement local et la dynamique territoriale

Etre paysan c’est aussi être un acteur social, économique, citoyen, impliqué dans une vie locale. Un territoire dynamique favorise le maintien de nombreuses exploitations, car il offre une bonne qualité de vie à ces habitants : services de proximité, réseaux sociaux et d’entraide, activités culturelles… Inversement, une campagne qui n’a plus d’agriculteurs cesse d’être entretenue et perd l’essentiel de son activité économique, les services et les commerces disparaissent, à la longue, même l’attrait touristique disparait.



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