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NATURA 2000
MONDARRAIN ARTZAMENDI

Les enjeux

Suite à la désignation du site en tant que Site d’Intérêt Communautaire, l’ensemble des élus concernés a immédiatement fait preuve d’une importante motivation à l’égard du dossier Natura 2000. Ce site s’inscrit dans un territoire, le Pays Basque, marqué par des influences climatiques montagnarde et atlantique mêlées, à l’origine d’une grande spécificité de la végétation et des milieux naturels. Ainsi, la densité des milieux à caractère tourbeux et la présence d’espèces spécifiques au territoire, liées aux conditions de confinement et d’humidité importants des vallons du massif, constituent les particularités les plus marquantes du patrimoine naturel du site. En outre, la vocation, principalement pastorale, et dans une moindre mesure forestière, des activités sur le site, a dessiné des paysages très particuliers, façonnant une mosaïque complexe de milieux naturels, qui accueillent une grande diversité d’espèces de faune et de flore. Tout l’enjeu du projet consiste à concilier la conservation du patrimoine naturel existant avec le maintien des activités pastorales et forestières traditionnelles et le développement durable de nouvelles activités de loisirs et de tourisme.

C’est ainsi qu’après une réflexion menée sur la manière de porter ce programme que les 6 communes concernées; Ainhoa, Bidarray, Espelette, Itxassou, Louhossoa et Souraïde, décidèrent d’adhérer, en août 2007, au projet de création d’une association les réunissant. L’objectif était de participer à la mise en place d’une gestion durable de la montagne basque dans le cadre du projet européen Natura 2000. Alors qu’un accord de principe avait été formulé par la Sous-Préfecture de Bayonne, cette option n’a finalement pas été validée et c’est alors que les 6 communes se sont vues proposer la constitution d’un Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (S.I.V.U), structure dont le caractère public de la comptabilité était le meilleur garant de transparence aux yeux des services de l’Etat et dont la création était simple et rapide. C’est ainsi que le S.I.V.U a été créé par arrêté préfectoral en date du 10 mai 2010 pour la mise en œuvre du programme Natura 2000 sur le site du Mondarrain et de l’Artzamendi. Son siège est fixé à la mairie d’Itxassou et il a été créé pour la durée d’intervention du programme Natura 2000.

Les évolutions

La démarche d’élaboration du DOCOB a débuté en mai 2011 et s’est déroulée en deux temps jusqu’en 2013 :
– Une phase de diagnostic pour mieux connaître les milieux naturels et les enjeux du territoire (mai 2011 – février 2012)
– Une seconde phase de définition des actions et d’identification des objectifs de développement durable et des porteurs de projets potentiels (février 2012 – décembre 2013)

Le diagnostic global du site rend compte de l’importance de la cohabitation multiséculaire entre l’homme et la montagne. Une grande partie des richesses naturelles actuelles a été façonnée par les pratiques agro-sylvo-pastorales1 ancestrales :
– les grandes surfaces de landes ouvertes qui abritent certains types de landes très rares à l’échelle européenne ont été maintenues par le pâturage ovin, le libre parcours des pottoks et les pratiques traditionnelles d’entretien (telles que la fauche de fougères),
– les vieilles forêts d’arbres têtards2, habitats privilégiés pour des espèces d’insectes rares, sont les résultantes d’une gestion forestière ancestrale, associant utilisation du bois et pâturage de sous-bois,
– de nombreux habitats naturels remarquables comme les tourbières3, les grottes et les forêts de ravin qui présentent une biodiversité remarquable, ont été préservés grâce à une gestion agropastorale extensive et respectueuse de la nature.

Mais depuis quelques années, ces territoires pastoraux connaissent de grandes évolutions. La diminution du pâturage et l’abandon des pratiques d’entretien traditionnelles conduisent peu à peu à l’embroussaillement des landes ouvertes. Les fougères, les ajoncs, les ronces envahissent les anciennes landes et prairies. L’espace se ferme, la végétation s’homogénéise et les espèces les plus sensibles disparaissent. A terme, ces évolutions conduisent à une banalisation paysagère et écologique et augmentent les risques d’incendies incontrôlables. Les raisons évoquées pour expliquer cet abandon de la montagne sont multiples :
– mutation de l’utilisation agro-pastorale du massif avec une diminution du rôle du troupeau dans la gestion de l’ensemble des étages (fonds de vallée, zones intermédiaires, estives) et une modification du mode d’utilisation de la montagne ;
– manque d’harmonisation des activités avec les enjeux écologiques du site et avec les autres usagers de la montagne.

Le SIVU, maître d’ouvrage, dotés des deux opérateurs techniques que sont EHLG et le CEN Aquitaine, sont rentrés en phase d’animation du DOCOB depuis sa validation en avril 2013. Les actions mises en place dans ce cadre ont permis l’engagement de nombreuses démarches durables et responsables, en voici quelques chiffres jusqu’à 2015 :
– 12 fermes engagées en MAEC entre 2013 et 2015, représentant 1060 ha et un total d’aide de 618 663 €
– 10 suivis écologiques des effets des mesures de gestion en place, soit 2 habitats d’intérêt communautaire et 5 espèces protégées concernés
– 8 réunions de comité de pilotage et 2 journées portes ouvertes et de présentation du site

Contact

Guillaume Cavailles

guillaume@ehlgbai.org
05 59 37 18 82

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